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Une légende répandue, que l'on prête à la romancière Marcelle Adam, est associée au Birman. Elle raconte qu'il y a longtemps en Birmanie, dans un temple consacré à une déesse dorée aux yeux de saphir, un vieux prêtre possédait un chat blanc nommé Sinh. Un jour, le temple fut envahi et les ennemis tuèrent le vieux prêtre. Sinh sauta sur la tête de son maître en regardant dans les yeux la statue de la déesse. Ses yeux devinrent alors saphir comme ceux de la déesse et sa fourrure prit une teinte dorée, sauf ses pattes qui restèrent blanches comme la chevelure du vieux prêtre. Quelques jours plus tard, Sinh mourut de chagrin et tous les chats qui vivaient dans le temple subirent la même métamorphose, devenant les premiers chats sacrés de birmanie[1].
On raconte que ce chat aurait été dérobé dans le temple de Lao Tsun, en Birmanie, le premier couple de ces chats aurait été apporté en France sur le yacht d'un milliardaire américain en 1920[2]. Le mâle mourut pendant la traversée, mais la femelle Sita, qui avait été couverte, mit au monde une portée de chatons dont une femelle nommée Poupée de Maldapour.
Néanmoins aucune preuve de cette histoire n'a jamais été donnée[1]. Si Poupée de Maldapour a réellement existé, aucun enregistrement ne donne pour autant son ascendance réelle. Devant l'absence de certitude, il est généralement envisagé que le birman soit né en France, dans les années 20, d'un accouplement fortuit entre un siamois ganté de blanc et un persan, dont il semble être le parfait intermédiaire[2]. Si cette hypothèse élude poliment le mystère de l'apparition de cette race, elle ne donne pas non plus entière satisfaction. D'aucuns arguent qu'aux États-Unis un tel croisement a été reproduit entre siamois et persan, mais avec un siamois non ganté, pour donner l'himalayen, dont les caractéristiques étaient à l'époque semblables au birman, mais après-guerre lorsque la race faillit être décimée, de mêmes tentatives d'hybridation siamois/persan eurent lieu en France et donnèrent également des chats non-gantés, que l'on dénommait alors « colourpoint » (ces chats constituèrent probablement un second point de départ de l'Himalayen)[1].
Cependant, ces réponses « faciles » n'expliquent pas pourquoi le Dr Jumaud (vétérinaire et futur fondateur du premier club félin français) mentionne le birman dans sa thèse de fin d'études, quelques années avant que n'apparaissent les premières mentions de Poupée de Maldapour, ou encore du chat qui va d'emblée imposer le birman comme une race majeure: Dieu d'Arakan. Précisons que dans cette thèse, le Dr Jumaud fait mention d'observation de ce chat en Asie[2].
Après la dernière guerre, il ne restait qu'un couple (Orloff & Xénia de Kaabaa) dont descendent, ainsi qu'en témoignent le Livres d'Origines de la Fédération Féline Française, tous les chats de cette race existant actuellement dans le monde. La race reviendra alors au premier plan grâce au travail acharné de quelque éleveuses comme Boyer ou Simone Poirier. Quelques croisements avec le persan furent alors effectués pour limiter la consanguinité et pour retrouver le type morphologique d'avant guerre[2]. En 1950, la race prend officiellement le nom de Chat sacré de Birmanie pour éviter les confusion entre le Birman et le Burmese[1].
Merci de consacrer un blog à cette race magnifique que sont kes sacrés de birmanie. J'en possède moi-même deux, qui sont trop géniaux.
Comme j'estime que cette race est tellement super qu'elle mérite sa communauté, je me suis permise d'en créer une ("Sacrés de Birmanie"), et ce serait gentil de votre part d'y publier quelques articles, pour que tous les propriétaires de birmans d'overblog puissent s'y retrouver
D'avance merci
Bonne journée